Panorama des religions

DeEXPO Semaine des Religionspuis ce dimanche 4 novembre jusqu'au dimanche suivant 11 novembre a lieu la Semaine des Religions : https://semaine-des-religions.ch . L'idée est assez simple : des événements variés (stands, conférences, visite d'édifices religieux, promenade commentée en ville,...) sont organisés à travers toute la Suisse permettant de découvrir des aspects méconnus des grandes religions. Dans le canton de Vaud, c'est la Maison de l'Arzilier qui est très impliquée dans l'organisation de ces événements (que vous pouvez découvrir ici).

Au CIDOC, une sélection de documents actuellement en vitrine rappelle que nous avons non seulement de la documentation théologique et catéchétique propre au christianisme mais également une solide documentation introductive aux religions les plus importantes.

En outre, par le plus grand des hasards, signalons qu'une des nouveautés de cette semaine est justement une "Enquête sur les Religions : à la rencontre des juifs, des chrétiens et des musulmans" publiée par les Éditions Mame (voir la notice sur notre catalogue ici). Il s'agit d'un livre adapté pour les enfants de 10 ans qui permet d'aborder, en 26 questions, les points principaux qui caractérisent les trois religions monothéistes. EnqueteReligions extraitLa mise en page aérée et dynamique inclut un petit strip humoristique, une réponse synthétique à la question posée, et des éléments informatifs additionnels. Point intéressant : le livre est conçu pour se lire de façon non linéaire - comme un livre-jeu - puisque les auteurs proposent toujours au lecteur de se poser d'autres questions, et d'en découvrir les réponses dans d'autres pages du même livre.

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

L'originalité des premiers chrétiens

CommentEvangileChangeMondeChaque semaine, grosso modo, une quinzaine de nouveaux documents deviennent disponibles au prêt au CIDOC. Vous pouvez d'ailleurs les visualiser sur la vitrine virtuelle de notre catalogue (qui est mise à jour généralement le lundi et le mardi).

Cette semaine, nous avons été particulièrement frappés par le livre de Chantal Reynier publié  aux Éditions du Cerf : Comment l'Évangile a changé le monde. Cet auteur n'en n'est pas à son coup d'essai puisqu'elle a déjà publié de nombreux ouvrages traitant des épîtres et de la pensée de saint Paul ainsi que de la thématique de la mer dans le monde biblique.

Ici, nous sommes face à un essai qui identifie et récapitule la véritable originalité des premiers chrétiens tant sur le plan des croyances (enseignement et résurrection de Jésus) que sur le plans des mœurs (sexualité, festivités, (in)égalités sociales, et rapport à l'argent). Écrit dans un langage clair et accessible sans être le moins du monde simpliste, Chantal Reynier parvient à mettre en relation des textes de philosophes et intellectuels grecs et latins (Platon, Sénèque, Epictète, Ovide, Plutarque,...) avec la pensée de Paul de Tarse afin de mettre en relief les spécificités des chrétiens, dans leurs mœurs et leurs valeurs morales, qui détonnaient vraiment au sein de l'Empire romain.

Ce plaidoyer pour redécouvrir et mieux comprendre nos ancêtres dans la foi est dès à présent disponible dans notre bibliothèque!

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

Des jeux, des jeux et encore des jeux!

TeamTowerAu CIDOC, cette année 2018 est décidément prolifique sur le plan ludique, puisque notre collection de jeux s'est bien agrandie. Nous vous parlions en juin dernier d'un sentier d'escalade coopératif. Depuis lors, suite à une demande importante, nous avons acquis deux exemplaires d'une "TeamTower" qui demande de l'adresse et de la coopération pour monter et démonter une tour qui soit la plus haute possible (voir la notice ici). Nous avons également acheté un second exemplaire d'une boîte "Pedalo Teamspiel-Box" contenant des propositions pour plusieurs jeux coopératifs, et qui nous est régulièrement réservée (voir la notice ici).

TheMindPeu avant l'été, nous avons découvert un jeu à la fois stupéfiant de simplicité et légèrement enrobé de mystère : The Mind, dans lequel, pour réussir, les participants doivent classer des cartes numérotées de 1 à 100 dans l'ordre, cela sans communiquer entre eux...comme s'ils ne formaient ensemble qu'un seul esprit...et ça marche! Vous pouvez sauter à pieds joints sur la notice ici. Si les jeux de cartes et de plateau vous plaisent, essayez L'île interdite, où vous devez collaborer en équipe pour récupérer quatre trésors avant que l'île ne sombre dans les flots...Et si pour vous, dans tous ces jeux, il devait décidément manquer un message tout proprement évangélique, sachez que le Labo Khi de l'EERV vous propose son propre jeu de plateau Evang'îles et Envole-toi qui permettent plus directement de parler de sa propre foi et de ses convictions (pour les réserver, c'est ici et par là).

KubbEt...finalement, cette semaine, le dixième jeu de l'année a rejoint nos étagères. Il s'agit - c'est évidemment un peu paradoxal pour une nouveauté - d'un jeu très ancien qui était semble-t-il déjà joué par les Vikings. Nommé Kubb, ce jeu un peu brut de décoffrage, qui se joue à l'extérieur, est un croisement entre le bowling, la pétanque et les échecs. Il est très simple à mettre en œuvre : deux équipes se forment, et chacune d'entre elle tente de renverser les kubbs adverses avant de faire tomber le roi positionné au milieu du terrain. Il s'agit ici plus d'un jeu d'adresse que d'un jeu coopératif, même si l'esprit d'équipe reste très présent et est ainsi intéressant dans le cadre d'une sortie en plein air ou d'un camp. Pour le réserver, c'est par là!

Vous l'aurez compris, si vous avez d'autres jeux coopératifs ou d'équipe à nous suggérer, soyez certains que vous trouverez chez nous une oreille attentive!

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

Une histoire grinçante mais édifiante de l'Eglise (2)

EmpireSodomeGomorrheEn un savant alliage de connaissances scientifiques, théologiques et philosophiques et avec beaucoup de provocations humoristiques (finalement plus amicales que méchantes, mais il faut s'y habituer!), le deuxième tome de "L'Empire" vient de sortir! Pour ceux qui n'auraient pas vu notre recension du premier tome, vous pouvez la découvrir ici.

Il s'agit d'une bande dessinée que l'on peut qualifier de "science vulgarisée", tant le texte qui accompagne les images est dense et doit être lu attentivement. Il faut souligner l'habileté visuelle du dessinateur Pascal Magnat qui parvient toujours à trouver un angle humoristique / spectaculaire pour faire passer le message transmis par le sociologue et historien Olivier Bobineau, et parvient ainsi à retenir sans cesse l'attention du lecteur et à susciter encore et encore son intérêt, tout au long de cette bande dessinée de 175 pages.

Ce deuxième tome est sous-titré "Sodome et Gomorrhe" ; en effet elle couvre une période spécialement noire de l’Église catholique allant du 13e au 16e siècle : la rupture avec les Églises de culture grecque est consommée, les Croisades sont lancées, un schisme agite la papauté, les mœurs débauchées du pouvoir romain font scandale, et la Réforme surgit. Sont aussi évoqués l'art roman puis gothique, les conditions de la création des universités, puis des ordres mendiants, la condition de la femme au Moyen-âge. Et dans cette bande dessinée, c'est probablement la première fois que la biographie et la pensée de Thomas d'Aquin sont illustrées avec autant de précision.

Le récit s'achève avec les violences terribles qui ont eu lieu en France durant la période de la Réforme (un seul regret : la Suisse et les autres pays ne sont pas véritablement évoqués). Un troisième et dernier tome est annoncé, qui porte le titre de "L'Apocalypse". Comme deux ans et demi séparent la publication des deux premiers tomes, un peu de patience est certainement à prévoir.

Cette bande dessinée exigeante, qui demande aussi de la part du lecteur un bon sens de l'humour, ainsi qu'une bonne connaissance de la culture populaire pour comprendre le sens de certaines images (Coluche, Freddy Krueger, ou encore un guitariste du groupe Kiss sont notamment illustrés), est dès à présent à votre disposition au CIDOC !

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

Ciné-Feuilles : une quête inlassable de l'humain

S'il y a bCineFeuilles795ien une revue que nous possédons et qui mériterait largement d'être plus connue, c'est Ciné-Feuilles ! Sous ce titre modeste, qui suggère avec raison que l'on trouvera dans ses pages des critiques des derniers films sortis sur les grands écrans en Suisse romande, se cache une belle ambition : celle d'être un regard œcuménique sur l'actualité cinématographique en Suisse romande, un regard humaniste promouvant des films de qualité, rencontrant facilement ou non leur public (cf. https://www.cine-feuilles.ch/a-notre-propos ).

Patiemment, semaine après semaine, les chroniqueurs de Ciné-Feuilles scrutent le côté obscur du grand écran, toujours en quête de pépites de lumière. Et leurs critiques hebdomadaires sont toujours consultées avec un grand intérêt du côté du CIDOC (soulignons que nous possédons une belle collection audiovisuelle : plus de 2'350 DVD). Or le dernier numéro reçu affichait une agréable surprise : Ciné-Feuilles change de format, de graphisme, et passe au format A4! C'était donc une belle occasion de rappeler l'existence de cette revue, et de vous donner l'envie de la feuilleter au CIDOC, voire même de vous y abonner, qui sait?

Pour aller plus loin, et en lien avec cette revue, les véritables cinéphiles seront certainement enthousiasmés par le Cercle d'études cinématographique, ouvert à toutes et tous et qui diffuse douze films durant la saison hivernale (de novembre à mars). Le programme de 2018-2019 est particulièrement alléchant - et soulignons par ailleurs que 10 des 12 films qui y sont proposés sont également disponibles au CIDOC!

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

L'arbre et l'ombre de la lune

arbreombreluneUne belle couverture et un titre très poétique pour aborder, ici, un sujet très difficile. Et même tabou : que faire, que dire, lorsqu'un enfant vit avec la souffrance causée par le suicide d'un de ses parents?

La psychothérapeute française Hélène Romano propose ici, avec le concours de l'illustratrice Adolie Day, une démarche sensible pour exprimer avec des mots simples, mais justes et profonds, ce qu'un enfant peut ressentir en pareilles circonstances et l'aider à surmonter l’écueil de la culpabilité.

A la fin de l'album se trouve un double espace vide sur lequel l'enfant peut dessiner, écrire et y exprimer ses émotions. Un feuillet est également inclus dans l'album qui donne des indications aux adultes comment aborder la question du suicide et comprendre le fonctionnement émotionnel de l'enfant dans ces circonstances dramatiques.

Ce livre, unique en son genre, est dès à présent à votre disposition au CIDOC!

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

Un bon exemple de film chrétien : Jésus, l'enquête

JesusLenqueteUn genre de cinéma très courant aux Etats-Unis est celui des "Faith-based Movies", autrement dit : des films basés sur la foi, qui se revendiquent chrétiens et transmettent un message à visée apologétique. De ce côté-ci de l'Atlantique, ce phénomène reste plutôt marginal. C'est pourquoi la société SAJE Distribution tente à présent de diffuser les films de ce genre en sélectionnant les plus intéressants qui pourront toucher au mieux un public européen qui n'a pas les mêmes goûts ni les mêmes exigences que le public américain pour lequel ces Faith-based Movies sont initialement calibrés. Pour approfondir ce thème, il vaut la peine de lire les interviews savoureuses du directeur de SAJE Productions, Hubert de Torcy, qui parle sans langue de bois avec Vice ici, et évoque là, en passant, le public de Suisse romande avec La Free.

Concrètement, nous venons d'acheter le DVD "Jésus, l'enquête", édité et vendu par SAJE Distribution, qui est justement un bon film, qui sort du lot, dans ce genre cinématographique particulier. La trame peut être résumée ainsi : un journaliste d'investigation renommé du Chicago Tribune - l'action se situe en effet dans les années 1980 - est ébranlé lorsque sa femme se convertit au christianisme. Athée endurci, il décide alors d'enquêter afin de prouver que la foi chrétienne n'est basée que sur du vent. Pour cela, il va s'entretenir avec différents scientifiques (médecins, psychologues, exégètes, ect.) afin de prouver, entre autres, que la résurrection n'a pas pu avoir lieu. En parallèle, nous le voyons enquêter sur une affaire policière tandis que sa relation avec sa femme se dégrade peu à peu.

Bilan? Le film est intelligent en ce sens qu'il parvient à bien mettre en scène les principaux arguments qui s'opposent à la résurrection du Christ (à ce propos, cette enquête qui procède en prenant les unes après les autres des objections à la Résurrection du Christ fait songer, un peu, au roman L'Évangile selon Pilate d'Eric-Emmanuel Schmitt) avec une conclusion toute trouvée : il appartient en définitive à chacun d'entre nous de trancher et de faire le saut de la foi!

Jésus, l'enquête se prête parfaitement à une projection avec des jeunes ou des adultes suivie d'une discussion qui ne pourra qu'être nourrie et stimulante (voir le dossier d'animation que propose SAJE Distribution). On peut regretter que le film n'ait pas pu mettre plus en évidence la vraie originalité de l'enseignement du Christ, mais cela fait partie des contraintes du cinéma : il ne faut pas s'attendre à trouver la même profondeur argumentative dans un film grand public par rapport à un livre grand public tel que celui de Schmitt, par exemple!

Évidemment, certains n'apprécieront pas le versant mélodramatique du film et les quelques banales larmes versées de temps à autre. A noter, accessoirement, que l'ambiance très 1980 du film avec machines à écrire, longs cheveux et ordinateurs à l'écran tremblotant est très bien rendue. Il s'agit en effet, à la base, d'une histoire vraie (ce dont raffolent les Américains) publiée initialement sous le titre "The Case for Christ" en 1998.

Le DVD est dès à présent à votre disposition au CIDOC en deux exemplaires (ici et puis ).

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

Images apocalyptiques

ApocalypseDes sceaux, des trompettes, des coupes de la colère de Dieu, une bête surmontée de cornes, un dragon à sept têtes, une grande prostituée de Babylone, et en prime, un lac de feu, dans lequel sont précipités les méchants...le livre de l'Apocalypse est sans conteste possible le plus imagé, le plus allégorique, le plus spectaculaire de tous les livres du Nouveau Testament.

Est-ce donc si surprenant qu'il fasse l'objet d'une adaptation en bande dessinée ? Non, certes, mais il faut souligner que le document dont nous vous parlons cette semaine, sobrement intitulé Le livre de l'Apocalypse (voir la notice dans notre catalogue ici) est particulièrement exceptionnel en ce sens qu'il reprend le texte intégral et l'illustre pratiquement verset après verset.

Apocalypse plancheAutant vous prévenir : le style est ici très sombre! La couleur dominante est le noir, paré de rouge et de jaune. Les personnages illustrés rivalisent, planche après planche, en majesté froide ou en horreur pure. Il y a tant à voir sur peu de pages (les 22 chapitres de l'Apocalypse sont concentrés en 180 pages) qu'il est peut-être recommandé de lire ou de connaître tout au moins le texte de l'Apocalypse dans ses grandes lignes avant de tenter de le découvrir sous forme de bande dessinée.

Avec la traduction, nous perdons cependant une subtilité présente dans l'original américain. En effet, ce comics avait été commandé par l'Archevêché orthodoxe grec d'Amérique, et prenait pour base le texte liturgique officiel de l’Église orthodoxe. Or, pour la traduction française, c'est visiblement la Bible Segond qui a servi de référence. Il est intéressant, également, d'apprendre que le livre de l'Apocalypse n'est pas lu dans le cadre de l'année liturgique orthodoxe, et que c'était une des raisons qui ont conduit l'Archevêché à proposer cette bande dessinée (voir l'interview en entier ici, très intéressante, mais toutefois en anglais!).

Bref, en lisant cette Apocalypse saturée d'illustrations, vous ferez une vraie expérience immersive et vous pourrez ainsi prendre la vraie mesure de la puissance évocatrice du dernier des livres du Nouveau Testament.

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

Reportages africains en bande dessinée

ICombJesusDepuis quelques années, le genre qu'est la BD reportage a pris beaucoup d'ampleur. Aujourd'hui, il existe même des journaux qui publient exclusivement ce type de bande dessinée ; c'est le cas de la Revue 21 (XXI) et de La Revue Dessinée. Ces BD reportages s'intéressent très souvent à des thématiques socio-politiques-écologiques-économiques (injustice sociale, migration, victimes de guerres, dérives technologiques, soucis écologiques, entreprises vénales...). Au CIDOC même, nous en avons déjà quelques unes, créées par Joe Sacco, un maître en la matière (voir sa BD consacrée à la Palestine ainsi que cette compilation de reportages - dont un sort vraiment du lot, consacré aux réfugiés dans l'île de Malte). L'avantage de ce genre est double : d'une part, il permet de visualiser une thématique et de lui conférer un impact durable en s'imprimant dans la rétine du lecteur, chose qui serait autrement plus difficile avec un article, fût-il magnifiquement écrit. Et d'autre part, il convient à un public de plus en plus pressé, avec un temps d'attention de plus en plus restreint, et qui a néanmoins envie de s'informer correctement sur des réalités actuelles de notre monde.

Là, nous venons d'acheter I Comb Jesus ; et autres reportages africains (voir la notice ici). Il s'agit de cinq reportages, tous en lien avec l'Afrique :

- Les Passages : Liège - Ceuta - Gibraltar - El Ejido - Portbou. Il s'agit d'un reportage qui traite avant tout de la migration africaine vers l'Europe et des obstacles rencontrés, à travers plusieurs personnages différents.

- I Comb Je peigne Jésus) : Bruxelles - Goma - Bukavu. Il s'agit d'un témoignage saisissant d'un enfant soldat congolais, de tout ce qu'il a vécu jusqu'à sa fuite à l'étranger, en Europe.

- Matonge sur Senne : Bruxelles - Ixelles : ici, nous avons un aperçu de la lecture géopolitique des congolais expatriés en Belgique qui conduit certains d'entre eux à soutenir de façon curieuse le Vlaams (parti flamand partisan de la séparation d'avec les belges francophones, les Wallons).

- A propos des revenants : Kigali - Musanze - Rubavu - Paris. Cela fait à présent plus de 20 ans que le génocide du Rwanda a eu lieu, et il reste difficile à comprendre. Ce reportage à plusieurs voix nous aide un peu à prendre la mesure de cette catastrophe traumatisante.

- À l'école de l'art : Le Cap - Johannesburg intéressera surtout ceux qui ne connaissent absolument rien de l'Afrique du Sud (ce qui est le cas de la plupart d'entre nous) et qui ont envie d'en savoir plus sans passer par le texte aseptisé d'un dépliant touristique.

Cette lecture, enrichissante et complexe, est une formidable aide pour réhumaniser notre vision et notre connaissance de différentes réalités africaines dont nous n'avons même pas idée, la plupart du temps.

Robin Masur, Chef de service du CIDOC

Un sentier d'escalade coopératif

Kletterpfad MegaAu CIDOC nous avons déjà une petite collection de jeux coopératifs qui sont très appréciés ; en effet, on y apprend bien évidemment à jouer de façon collaborative avec ses pairs ; on évite ainsi l'écueil de la mise en compétition les uns contre les autres. Et cette posture, qui renverse la logique des jeux traditionnels, est au fond très évangélique et entre en résonance avec des paroles du Christ comme Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers (Mt 20:16).

Comme exemple de jeu coopératif, nous avons plusieurs parachutes (voir ici), des crayons coopératifs (qui permettent de dessiner ensemble sur une feuille, voir ici), ou encore une caisse avec des activités variées (voir la notice ici). Bien évidemment, la belle saison est propice pour l'utilisation de ces jeux, et c'est bien pour cela que beaucoup de nos jeux sont déjà empruntés ou réservés en ce moment même ! Sur la suggestion d'un collègue, nous avons donc  acquis encore un nouveau jeu, dont vous voyez l'image ci-dessus, qui nous vient d'Allemagne : un Kletterpfad, autrement dit un sentier d'escalade. De quoi s'agit-il exactement ? Eh bien, vous mettez une boule dans le triangle en bois, vous commencez en bas du panneau et vous tentez d'amener la boule tout en haut tout en évitant bien sûr les trous. Pour ce faire, vous vous aidez des deux cordes qui permettent de manœuvrer le triangle.

Ce jeu très sympathique peut se jouer seul, à deux ou à quatre, et a également l'avantage de pouvoir être joué aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur, et ne réclame que peu d'espace pour jouer (contrairement au jeu du parachute, par exemple).

Notre sentier d'escalade est dès à présent à votre disposition au CIDOC !

Robin Masur, Chef de service du CIDOC